dimanche 16 décembre 2007

De la laïcité

Conférence de haut niveau philosophique, lundi soir 29 octobre à l'Institut d'études politiques à Rennes sur le thème de la laïcité.

Cette conférence organisée par le Kiosque citoyen était donnée par Catherine Kintzler, professeur émérite de philosophie à l'Université de Lille III et auteur de nombreux livres dont celui publié en janvier 2007 :"Qu'est-ce que la laïcité" (Editions VRIN)

L'interview que l'auteur a donnée au journaliste Edouard Maret (Ouest-France du 25 octobre) résume fort bien à la fois son livre et les grandes lignes développées lors de sa conférence.

En voici quelques extraits :

"La laïcité n'est pas une doctrine au sens ordinaire du terme ...c'est un concept philosophique qui, à la différence de la simple tolérance, n'a pas pour objet de faire coexister les libertés telles qu'elles sont dans une société donnée en juxtaposant les différentes communautés, mais de construire un espace à priori qui soit la condition de possibilité de la liberté d'opinion de chacun."

"La laïcité est un principe organisateur des libertés, on peut donc être croyant ou incroyant, pratiquant ou non et être laïque. Ce qui est contraire à la laïcité, ce ne sont pas les religions, c'est la prétention des religions à faire la loi, à s'imposer comme règles civiles ; mais c'est aussi l'imposition d'une religion civile - par
exemple faire de la loi un article de foi, ou sacraliser le lien social."

Tels sont les thèmes qui ont été largement développés par la conférencière et encore plus dans son livre que je recommande à tous tant il emporte l'esprit vers de hautes, saines et sages réflexions sur des sujets chaque jour un peu plus d'actualité : la laïcité, la tolérance, la liberté, l'école, l'éducation ...etc.

Le dernier chapitre "laïcité et humanités - une façon de concevoir la culture" m'a particulièrement intéressé car il "décortique" littéralement le processus même de la formation d'une pensée, d'une opinion, en jouant, comme un organiste sur les registres des "figures du doute":

"Doute de fluctuation ... doute d'embarras ou doute socratique" .. etc , autant de concepts qui permettent de comprendre le processus même d'élaboration (ou non) d'une pensée critique saine et constructive, qui sait s'enrichir du discours de l'autre... sans pour autant s'y noyer.

samedi 15 décembre 2007

Etre

"Il y a un long chemin avant de découvrir qui nous sommes.
L'écriture dessine le chemin, le théâtre est la lumière qui l'éclaire"


Zarina Khan

Aller aux racines

"La solution de tout problème ne se trouve pas dans la solution, mais dans le problème lui-même. La solution est une fuite en avant. Il faut être capable d'observer le problème et quand celui-ci sera compris, intégré, la véritable solution surgira. "

Claude Louis

jeudi 6 décembre 2007

Socrate le Retour

Oui, Socrate est de retour, vous ne le saviez pas, je vous l’annonce ; je l’ai vu, samedi soir 1er décembre, en chair et en os au Forum de Nivillac(56), à l'occasion de la nouvelle création de la Compagnie Zarina Khan dont j'ai déjà parlée sur ce blog.

On y refaisait ,en l’actualisant, le procès de Socrate qui s’était déjà tenu une première fois en l’an moins 399.

Voyage dans le temps assuré, on s’y serait cru... à Athènes,
sauf la saison qui n’y était pas : le premier procès s’était
tenu à l’approche du printemps, le second là en 2007 à
l’approche de l’hiver.

Mais à part ça, tout y était : les juges, la foule bien décidée à
en découdre avec « cet homme dangereux, menteur, pervers
qui ne reconnaît même pas les dieux de l’Etat et qui durant
de nombreuses années a corrompu la jeunesse ".

Face à ses accusateurs, Socrate, lui, n’avait pas changé :
toujours aussi digne, majestueux dans une simplicité
désarmante, la parole toujours aussi facile, claire, limpide
lumineuse, percutante… démontant un à un les arguments
pourtant bien pesés de l’accusation.

Oui, à coup sûr, c’était bien lui, hier soir au Forum de Nivillac,
divinement incarné par Zarina Khan, à la fois auteur, metteur
en scène et actrice, réussissant par sa voie chaude, pondérée,
bien articulée à redonner vie à un Socrate plus vrai que nature.

Je vous le dis, si nous n’avions pas été assis dans de
confortables fauteuils, on se serait cru à Athènes « en cet an
de grâce » 399 avant notre ère.

Et puis ces accusateurs : Lycon, magnifiquement incarné par
un acteur au nom prédestiné : Julien le Tyrant et à ses cotés
Anytos, Mélétos, Eupolis… tous plus vrais les uns que les autres.

Et puis cette foule, enfants, adultes, acteurs de la cité,
habilement disséminée au milieu du public et reprenant en
choeur les arguments de l’accusation.

On s’y serait cru , je vous le dis encore une fois : tout y était, même le décor, sobre, judicieux, original et la parole donnée
au public au 4ème acte, devenant pour un moment acteur de la pièce de théâtre qu’il était venu voir.

Spectacle magnifique, inoubliable, touchant l’esprit et le
cœur par ses vérités criantes, son humanisme chaleureux, sa
sagesse communicative, et par la dignité, le courage, le
respect et l’amour qui se dégageait de Socrate "ressuscité" se préparant à la mort pour la seconde fois.

Je ne saurais terminer mon petit reportage sans citer
quelques extraits du discours de Socrate ranimé par le
souffle inspiré de Zarina Khan.

"La parole est sacrée, l'art est l'écrin de la conscience."

"Démocratie. Avez-vous oublié le sens de ce mot et le rêve qu'il porte ?
À quoi bon les rêves si vous n'en faites pas réalité ?...
Chacun d'entre vous est porteur de la parole poétique, de la
parole politique, chacun d'entre vous est acteur de sa vie,
auteur, metteur en scène de sa vie, créateur d'une parole
unique qui doit s'ajouter à chaque autre pour faire véritablement Cité. "

"Avant le soin du corps et des richesses, avant tout autre
soin est celui de l’âme qui s’ouvre pour accueillir la danse légère de la sagesse. "

Bien d’autres extraits mériteraient d’être cités tant ils sont
porteurs de constatations douloureuses mais essentielles,
d’avertissements prophétiques... et surtout d’espoir.

Vous les retrouverez dans ce spectacle mérifique qui fait
venir les larmes aux yeux, donne la joie au cœur et réveille en chacun la dignité d’être.

Vous les retrouverez également dans le petit livret du
spectacle qui vient d’être publié et qu’il est maintenant possible de se procurer sur Rennes.
(Envoyez-nous un message si vous ne le trouvez pas)



P.S. : Je fais actuellement toutes les démarches, prend tous les contacts nécessaires pour faire venir Socrate sur Rennes.
Communiquez-nous votre mail si vous désirez en être informé.

mercredi 5 décembre 2007

Moi & les autres

« Ce que je veux pour moi, je le veux pour tout le monde. »

Jean de Tolède

jeudi 25 octobre 2007

Création théatrale des Mot'Art

Samedi 20 octobre au café du Cinémanivel à Redon, se jouait une création théâtrale des « Mot’Art » de la compagnie Zarina Khan.

Après avoir été quelque peu déconcerté par le jeu des acteurs apparemment dispersés et leurs propos apparemment décousus, j’ai pu rapidement retrouver la trame que la metteur en scène Zarina Khan avait en fait soigneusement tissé autour du thème "l’eau, le feu, le pain et moi".

Onze acteurs sur une « scène » improvisée et mouvante au milieu de ce café transformé pour la circonstance en café théâtre.

Des textes réalisés en atelier d’écriture par chaque acteur qui les offrait au public en solo ou en écho à ceux des autres donnant l’impression d’une joyeuse pagaille conversationnelle.

Une ambiance oscillant sans cesse entre rêve et réalité, entre réalisme et surréalisme, entre monde intérieur et monde extérieur, entre deux chaises (c’est le cas de le dire ici), entre chien et loup ( la nuit commence à tomber), entre les acteurs et les spectateurs eux-mêmes parfois interpellés.

Une soirée théâtrale où l’on ne savait pas toujours ce qui était de l’ordre du prévu et de l’imprévu, où même les trous de mémoires, comblés par le souffleur (Zarina elle-même) s’intégraient parfaitement, comme par magie, à l’ensemble vocal.

Bref un feu d’artifice de coup de cœur, coup d’humeur ou coup d’humour au milieu de ce café : joyeux cocktail de paroles colorées et évanescentes à base d’alcool de mots.

Quand j’ai repris ma voiture pour rentrer chez moi, j’étais ivre, je zigzaguais à mon tour sur la route de mes propres souvenirs, de ma parole tout à coup libérée de ses inhibitions habituelles et revendiquant elle aussi le droit d’expression.

Je crois même avoir pris à cette occasion quelque liberté avec le code de la route tant mes codes intérieurs avaient été brouillés.

Qu’on se rassure je suis quand même arrivé à bon port puisque je vous écris et que je peux là vous narrer mon aventure au milieu d’une troupe de joyeux drilles qui durant un peu plus d’une heure s’en sont donnés à cœur et à corps joie pour nous faire partager leur intériorité magnifiquement extériorisée.

Zarina Khan, écrivain, accoucheuse d’esprit (donc sage-femme) chef d’orchestre, souffleur à ses heures : autant de rôles qui lui allaient comme un gant tant elle semblait à l’aise aussi bien dans l’un que dans les autres.

Ce premier spectacle auquel j’assistais m’a touché là où je ne l’attendais pas, là où ça n’est pas protégé, là où vit encore l’enfant en moi, là où tout ce qui est dit se met à exister.

Merci à vous Zarina, merci à vous acteurs de cet «impromptu», d’avoir croisé ma route qui sera désormais parsemée des fleurs du souvenir coloré de cette belle soirée.


P.S. Pour connaître les prochains spectacles, dont " Socrate, le retour " le vendredi 30 novembre ou 1er décembre, cliquez ici

mercredi 24 octobre 2007

Hasard ou rencontre...

"Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous."
Paul Eluard
(Source : Hélène "D'Un Espoir Vert")

C'est ben vrai !

"Si la matière grise était plus rose,
le monde aurait moins les idées noires."


Pierre Dac


*Lu sur le super blog de iPapy
« Douter de tout ou tout croire sont deux solutions également commodes qui , l’une comme l’autre, nous dispensent de réfléchir ».

Poincaré.

jeudi 18 octobre 2007

Le bonheur est à l'honneur

En 1925 , le philosophe Emile Chartier dit ALAIN nous avait déjà gratifié d'un livre fort intéressant intitulé "Propos sur le bonheur" (que l'on peut d'ailleurs télécharger gratuitement sur le site "Les classiques des sciences sociales")

Plus récemment Mathieu Ricard publie un excellent livre au titre encore plus explicite : "Plaidoyer pour le bonheur".

Beaucoup de magazines, de revues, de journaux s'adonnent également à l'exercice :

Que la revue "3e millénaire" fasse un numéro spécial (n°75) sur le bonheur, c'est normal, mais que des journaux à grand tirage titrent aussi sur ce thème c'est ... que du bonheur !

Je cite :

* Article de ouest-France du 27/9 : "Claire-Marie Le Guay joue Ravel avec bonheur".

* Dans le même numéro de O-F : "La culture du bonheur selon Martial et Christine J... ( à propos des jardins familiaux de Chartres -de- Bretagne)

Même une grande compagnie d'assurances (...) joue aussi sur ce registre pour sa campagne publicitaire actuelle, puisqu'elle écrit sur ses affiches : " la compagnie ... : C'est le bonheur assuré".

Plus le bonheur est difficile à trouver, plus on a envie d'en parler.

Mon propos rejoint peut-être cette phrase de la sagesse orientale qui dit : "celui qui parle ne sait pas ; celui qui sait ne parle pas"

A bon entendeur salut !

Gérard Bellebon

mercredi 3 octobre 2007

C'est à Saint Paul de Vence ..."

"André Verdet et il n'est pas le seul écrit des poèmes de vive voix de la main à la main de gaieté de coeur et parce que ça lui fait plaisir et il se promène dans ses poèmes à la recherche de ce qu'il, aime et quand il trouve ce qu'il aime il dit bonjour et il salue

oui il salue ceux qu'il rencontre quand ils en valent la peine
ou le plaisirou la joie et il salue le soleil des autres quand les autres ont un soleil

il salue le jour qui se lève ou qui se couche

il salue la porte qui s'ouvre la lumière qui s'allume le feu qui s'éteint le taureau qui s'élance dans l'arène la mer qui se démonte qui se retire qui se calme

il salue aussi la rivière qui se jette dans la mer
l'enfant qui s'éveille en riant
la couturière qui se pique au doigt et qui porte à ses
lèvres la. petite goutte de sang
le lézard qui se chauffe au soleil sur le mur qui se
lézarde lui aussi au soleil
l'homme libre qui s'enfuit qui se cache et qui se défend
l'eau qui court la nuit qui tombe les amoureux qui se
caressent dans l'ombre qui se dévorent des yeux
l'orage qui se prépare la femme qui se fait belle
l'homme pauvre qui se fait vieux et le vieillard qui
se souvient d'avoir été heureux et la fille qui se déshabille devant le
garçon qui lui plaît et dans la chambre leur désir qui brille et qui brûle comme un incendie de forêt

il n'est pas difficile André Verdet
A tous les coins de rue il rencontre les merveilles du monde et il leur dit bonjour
il dit bonjour à ceux qui aiment le monde

mais les autres il ne leur dit pas bonjour absolument pas

Les autres qui se font souffrir qui se font des idées qui se rongent les ongles des pieds en se demandant comment ils vont finir leurs jours et où ils vont passer leur soirée

les autres qui s'épient s'expliquent se justifient se légitiment
qui se frappent la poitrine qui se vident le cendrier sur la tête qui se
psychanalysent les urines qui se noient dans la cuvette qui se donnent
en exemple et qui ne se prennent pas avec des pincettes

les autres qui s'accusent qui se mettent plus bas que terre qui s'écrasent sur eux-mêmes et qui s'excusent de vivre

les autres qui simulent l'amour qui menacent la jeunesse qui pourchassent la liberté les autres à tue et à toi avec leur pauvre petit moi et qui désignent la beauté du doigt.

Jacques Prévert
(extrait du livre "Histoire")

Bonheur de philosopher sur le bonheur

Un petit livret vient de paraître en Maison de la Presse ; un numéro 1 ; j'aime bien les numéros 1 : ils ont la fraîcheur, le dynamisme, l'enthousiasme, le souffle de toute naissance, de toute nouvelle création.

Il s'agit du premier numéro des "Carnets de la Philosophie" (octobre-novembre- décembre) : sujet: "Le Bonheur" : de quoi philosopher pour trois mois...jusqu'aux cadeaux de Noël ... et pour ceux qui n'en n'ont pas.. de quoi apprendre à s'en passer ...

Le Bonheur : beau sujet pour ce premier carnet, clair, concentré, résumé, inspiré .

Oh ! ce n'est pas ce que diront les professionnels de la philosophie toujours prompts à jeter un regard dédaigneux sur toute forme de vulgarisation ; mais pour nous tous, " vulgum pécus", en français " pauvre péquin", l'homme " Delarue", je vous le dis, ce carnet est une fort bonne introduction aux grands textes qui ont fait les grandes heures... des grandes époques ... qui ont vu naître les grands philosophes.

Comment les philosophes classiques ou modernes voyaient-ils le bonheur ?

D'Aristote à Sénèque, d'Epicure à J.J. Rousseau, de Kant à Nietzsche ...etc chacun a donné sa conception du bonheur : allez y voir !

Oh je sais, même cette petite vulgarisation va paraître ardue à certains : qu'ils s'y accrochent : la gymnastique de l'esprit secrète paraît-il autant d' endorphines que celle du corps qui engendre bien-être, enthousiasme, euphorie, bonheurs d'un instant peut-être mais bonheurs quand même.

Philosopher sur le bonheur peut donc y contribuer un peu, pourvu toutefois que l'on y soit déjà quelque peu disposé, comme une fleur qui n'attend qu'un rayon de soleil pour s'ouvrir.

Et puis quel bonheur de trouver en conclusion de ce petit carnet un très joli texte de Sacha Guitry ... qui ouvre l'appétit de ceux qui n'osent pas croquer la vie à pleines dents... ou la prendre à bras le corps.

Ce texte s'intitule " Lettre à mon fils"

"Mon chéri,

Je t'ai trouvé bien bonne mine tout à l'heure - et tu marchais d'un pas léger qui m'a ravi.

Tes deux mains dans les poches et tes cheveux au vent, tu étais la jeunesse en personne.[..]

Tu étais beau
Tu souriais
[..] Je parierais bien que tu as pris ce matin la détermination de
vivre et d'être heureux.

Je t'en fais mon compliment

Vis et soit heureux - la vie est belle.
Elle est belle - et pourtant les hommes [..] marchent sur la tête.

Dans ce monde renversé, ne dis pas : "j'arrive mal".

Dis toi plutôt : "J'arrive à temps"

On ne peut pas arriver mieux que tu arrives : on t'attendait.

lundi 1 octobre 2007

Ma Maison

Je bâtirai ma maison
Sur un grand chemin
Avec des perles bleues
Et des perles blanches

Je bâtirai ma maison
Près d’un grand sapin
Avec l’eau de la Source bleue
La lumière du firmament
Et les soupirs du vent

Je bâtirai ma maison
Avec des tuiles d’azur
Et des portes de verdure

Je bâtirai ma maison
Avec un front qui pense
Avec une Âme infinie
Un cœur immense

Je bâtirai ma maison
Solitaire et recueillie
Une maison brillante
Une maison qui chante
Une maison pure sincère
Une maison sans barrière
Une maison de liberté
D’éternité
De vérité et de gaîté
Qui sèchera toujours
Les pleurs du malheureux

Et dira toujours
A l’homme solitaire :
– « Viens, Entre !
Je t’attendais...
Réchauffe-toi
Dans ma lumière
Et oublie ton passé. »


(Auteur ??)

vendredi 28 septembre 2007

mardi 14 août 2007

Notre site web

==> Pour accéder à notre site ou y retourner : cliquez sur le lien suivant : Notre site web


samedi 21 avril 2007

Conférence Entreprises sociales et solidaires

La présentation du livre d'Antoine Pillet par Camille Dorival dans "Alternatives Economiques" de Mars 2007 résume fort bien la conférence qu'il a donnée hier soir à la Maison du Champ de mars à Rennes.

"Toute entreprise a besoin de se faire connaître et de gagner des clients pour survivre. S’il est donc légitime que même les entreprises sociales et solidaires adoptent une stratégie marketing (politique de positionnement de leurs produits sur un marché, actions commerciales pour se faire connaître, etc.), la stratégie qu’elles mettent en œuvre doit néanmoins tenir compte de leurs spécificités.

La politique marketing des entreprises capitalistes peut consister à pratiquer les plus bas prix (en réduisant les coûts et en incitant leurs travailleurs à être plus productifs) pour écraser la concurrence, de manière à accroître leurs parts de marché et leurs profits.

Les entreprises sociales et solidaires, quant à elles, risqueraient de perdre leur âme et leurs valeurs à adopter des pratiques de ce genre. Pour Antoine Pillet, leur marketing doit donc reposer sur des arguments d’un autre genre : elles doivent plutôt jouer sur la qualité ou l’authenticité de leurs produits, mais aussi compter sur un réseau de consommateurs ou d’usagers qui adhèrent aux valeurs de solidarité qu’elles défendent et sont susceptibles de soutenir leurs activités et de les faire connaître.

L’auteur a mené l’enquête sur les politiques de gestion des produits, de commercialisation et de communication d’une vingtaine de structures de l’économie sociale et solidaire. Il relève ici les pratiques les mieux adaptées au secteur, les plus originales et les plus efficaces, afin que d’autres entreprises sociales et solidaires puissent s’en inspirer."


Vous qui avez assisté à cette conférence ou (et) lu son livre : n'hésitez pas à faire part de vos commentaires, impressions ou questions en suspens ... en cliquant sur commentaires à la fin de cet article.


P.S. Pour accéder à la fiche éditeur du livre : aller à l'adresse : http://lami.org/presentation,24

Pour en savoir plus sur les clubs CIGALES : voir à http://www.cigales.asso.fr/

Autre site en lien avec la conférence : La Nef à l'adresse : http://www.lanef.com/

lundi 16 avril 2007

Pour une économie vertueuse

En prélude à la conférence d'Antoine Pillet de vendredi prochain, 20 avril sur les entreprises sociales et solidaires (voir le feuillet d'info sur le site), je voudrais parler ici de l'autre face de la médaille, à savoir le désir ou la nécessité des entreprises traditionnelles voire industrielles,ou même des fonds de pension de s'orienter vers une économie plus vertueuse.

Que ce soit pour une question d'image, de rentabilité à court ou long terme ou de prise de conscience authentique, de plus en plus d'entreprises se sentent concernées par une meilleure gestion de la pollution, par les idées de développement durable, par le social et le solidaire.

Un certain nombre d'entre elles, qui ont eu la réputation jusqu'à présent de faire peu de cas des aspects sociaux, commencent à mieux les considérer, prenant conscience qu'un salarié, bien dans son travail y reste plus longtemps avec une meilleure créativité et rentabilité.

On parle alors de d'ISR ou "Investissement socialement responsable".

Le texte suivant, extrait du journal Le Monde du 5 décembre 2006 - Dossier " Des idées neuves pour une économie vertueuse" explique fort bien ce concept.

"Qu'est-ce que l'investissement socialement responsable (ISR) ?

Le terme ISR désigne les placements financiers obéissant à des critères de performance non financière des entreprises : environnement, conditions de travail, respect des droits humains et sociaux, règles de gouvernance, etc. Les établissements financiers ont multiplié les fonds étiquetés ISR, qui établissent, en fonction de critères éthiques, de performances sociales ou environnementales, ou de l'activité (énergies renouvelables, commerce équitable, etc.), une liste d'entreprises dans lesquelles ils investissent.

Mais la notion de « responsabilité sociale » est de plus en plus prise en compte par les analystes financiers des sociétés de gestion traditionnelles afin d'évaluer les risques de réputation ou les risques juridiques des entreprises liés à leur comportement environnemental et social. D'autant que nombre d'investisseurs institutionnels tels que les fonds de pension anglo-saxons ou, plus récemment en France, les fonds de retraite des fonctionnaires, arbitrent leurs placements selon des critères ISR.

Selon une étude de Novethic, centre de ressources sur la responsabilité sociale de l'entreprise, 23 % des principaux investisseurs français prévoient que l'ISR représentera plus de 10 % de leurs encours d'ici trois ans (4 % aujourd'hui).

On distingue dans ce cas deux types de pratiques : d'une part, l'exclusion pure et simple d'entreprises se livrant à certaines activités (tabac, armement) ou pratiques (travail des enfants, non-respect des droits sociaux et humains) ; d'autre part, l'analyse (« screening ») des performances des entreprises en matière sociale, environnementale ou de bonne gouvernance. Ces données sont utilisées de deux façons : elles sont intégrées dans les recommandations d'investissement, ou elles permettent aux fonds d'intervenir en conseil d'administration ou en assemblée générale pour exiger une amélioration de ces performances (activisme actionnarial)."

lundi 2 avril 2007

Journée sur les "Crop Circles"


Sur le feuillet de présentation de cette journée d'hier, 1er avril, sur le mystère des cercles de blé ou "Crop Circles", il était écrit : "conférences exceptionnelles de Francine Blake"..

Exceptionnelles en effet elles étaient ces deux conférences, dans les deux sens du terme ; d'abord dans le premier sens donné dans le titre c'est-à-dire "opportunité unique en Bretagne", mais également tout à fait exceptionnelles dans le second sens : leur haute qualité.

La matinée fût consacrée à la découverte sur grand écran d'une centaine de "Crop Circles", tous plus beaux les uns que les autres conduisant à certain nombre de participants jusqu'au bord des larmes. Chacun était en effet saisi, touché, ému, subjugué par la beauté de ces dessins dont certains apparaissaient même en trois dimensions par le jeu des ombres et des lumières.

Si on ajoute à cela, cette magnifique musique des sphères (1) proposée par la conférencière en début de conférence on imagine assez bien l'ambiance de cette salle, elle aussi exceptionnelle, au coeur de la nature.

Après un déjeuner sandwich au soleil, dans les cuisines ou dans les voitures, reprise cette fois sur le thème de l' origine de ces cercles et leur symbolisme.

Après-midi tout à fait passionnante également, de par la culture, la gentillesse, la sagesse de la conférencière qui parcourt le monde pour témoigner de ce qu'elle observe depuis plusieurs années, chaque été, en Angleterre.

Alors d'où viennent-ils ces cercles de blé , qui les réalise ?

Assurément pas des hommes, mêmes si certains cercles, pâles copies des originaux, ont été faits par les imposteurs.

De l'avis de tous les spécialistes, ou de ceux qui les ont réellement vus ou étudiés, ils sont trop sophistiqués, reliés à des figures géométriques trop complexes ou à des symboles hérités d'anciennes civilisations pour être réalisés par des moyens humains traditionnels.

Leur apparition soudaine, fulgurante, en quelques minutes, parfois au sommet de colline (donc sur des dômes) et souvent visibles seulement d'en haut à 200 ou 300 mètres, excluent la plupart du temps la possibilité d'une création humaine.

Alors qui ? là pas de réponse, c'est l'énigme totale ? certains ont invoqué des tourbillons de vent, d'autres le magnétisme de la Terre, d'autres des expériences américaines au laser à partir d'avions ou de satellites, d'autres encore une intelligence venue d'ailleurs ou d'autres temps,.

Nul ne le sait et la conférencière s'est bien gardée de s'aventurer sur ce sur ce terrain glissant de l'origine.

Ces cercles de blé, reste pour l'instant, l'une des grandes énigmes de notre temps, qui si elle ne comble pas notre soif de comprendre, au moins le mérite de ravir notre regard, d'enchanter notre coeur et d'ouvrir notre esprit à l'infini des possibilités.


Gérard


(1) cette magnifique musique des sphères entendue en début de conférence à été enregistrée par la Nasa au cours d'un voyage de la navette spatiale ; dès que j'aurai l'adresse pour se la procurer je l'écrirai ici sur ce blog à la fin de cet article

vendredi 30 mars 2007

Conférence "En Forme, naturellement, de 20 à 100 ans !

En forme, naturellement de 20 à 100 ans, tel était le titre de la conférence hier soir à laquelle ont assisté plus de 130 personnes, prises par le charisme et le professionnalisme du conférencier, M. Édouard Berthelot-Lebrun, visiblement en grande forme.

Une conférence parfaitement structurée, soutenue, illustrée par une vidéo projection irréprochable, agrémentée par de beaux moments d'humour aussi bien dans les propos tenus que dans les attitudes et postures corporelles parfaitement campées.

Une conférence qui aura beaucoup appris à chacun en montrant ce qu'il fallait faire et ne pas faire pour rester jeune physiquement, psychologiquement, moralement jusqu'à jusqu'à 100 ans et plus si possible.

Après un début un peu difficile aux entrées dû à une erreur du Magazine "Nous Vous Il" qui avait écrit "Entrée libre" au lieu de "Pour tout public", cette conférence s'est terminée dans l'enthousiasme et sous les applaudissements.

Vos commentaires sont les bienvenus sur cette conférence qui aura marqué les esprits ... et les corps, qui ne pourront plus désormais se positionner n'importe comment, assis, debout ou couché... au travail, à domicile ou en vacances.

En forme, naturellement commence dès maintenant.

Gérard Bellebon


P.S. Mr Édouard Berthelot-Lebrun propose d'animer prochainement un stage d'une demie journée, en petit groupe de 8 à 12 personnes, pour apprendre à mettre en pratique les nombreux conseils de "bonne tenue" qu'il a prodiguer durant sa conférence.

Pour ceux qui seraient intéressés dites le-nous en nous envoyant un mail à n.convergences@free.fr ou en retournant à la page d'accueuil du site et cliquer sur nous contacter

samedi 17 mars 2007

Conférence sur Méthode Tomatis

Magnifique conférence, hier soir, à Rennes, de Thérèse Dubreil et Aline Jalliet sur le thème :
" Retrouvez votre potentiel d'expression, de communication et de bien-être grâce à la méthode Tomatis."

Les idées de bases :

- La voix n'exprime que ce que l'oreille entend.
- Si l'on modifie l'audition, la voix s'en trouve immédiatement et inconsciemment modifiiée..
- Il est possible de transformer la phonation par une stimulation auditive d'un certain temps.

Le champ d'application de cette méthode est très large et se décline en trois grands axes :

Aider les enfants et adolescents en difficultés scolaires dues à diverses problématiques :

- Dyslexie,bégaiement, retards scolaires, troubles d'apprentissage, comportement inadapté : hyperactivité, hyperémotivité, manque de concentration ... ect

Développement personnel :

- manque de confiance en soi, difficultés à communiquer, à s'exprimer, manque de dynamisme et de créativité ; trouble du sommeil, dépression...

- Facilité d'apprentissage des langues étrangères.

En pratique il s'agit d'écouter sous casque en deux ou trois sessions d'environ 16 heures, des fréquences que l'oreille n'entend plus ou ne veut plus entendre, permettant en conséquence l'atténuation ou la résolution des difficultés spécifiques de chacun.

Merci à Thérèse Dubreuil a Aline Jalliet pour cette belle présentation, claire, simple, pédagogique, témoignage vivant des effets positifs de la méthode que les deux conférencières ont elles-mêmes longuement pratiquée.


Gérard Bellebon


P.S.Pour ceux qui auraient manqué cette conférence, elle sera redonnée au centre Tomatis, 6 rue du Bignon, le 12 avril prochain à 20 h 30. Téléphone 02 23 30 07 92.


Adresse web de site Tomatis de Rennes

vendredi 9 mars 2007

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3°) Autre possibilité : si cette procédure vous parait par trop contraignante et compliquée vous pouvez nous envoyer vos textes, et s'ils correspondent à l'esprit de ce blog : ouverture, convergence, tolérance... nous le ou les publierons.

Au plaisir de vous lire.

Gérard Bellebon


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jeudi 8 mars 2007

Parler des livres que l'on n'a pas lus

Comment parler des livres que l'on n'a pas lus de Pierre Bayard

J'ai eu un véritable coup de coeur pour ce livre, d'abord à cause de son titre si plein d'humour, mais aussi pour son contenu qui brille d'intelligence et de subtilités sur le thème de la philosophie la littérature et la culture.

Ce livre peut beaucoup nous apporter car il nous permet de renouer contact avec l'esprit la lecture, avec cette manière de prendre le livre, de l'oublier et de devenir soi-même créateur. Il montre le chemin pour se trouver soi-même à travers les livres des autres, qu'on les aient lus, parcourus ou que l'on en ai juste entendu parler.

Il y a des livres qui sont comme des portes, certaines que lon gardent fermées, mais elles ont mais elles ont aussi leur raison d'être, pour nous aider à mieux discerner celles par lesquelles on rentre chez soi, à la maison, près du foyer qui réchauffe le coeur et rend l'âme légère.

Voilà, c'était mon commentaire d'un livre que bien entendu je n'ai pas encore lu -;)