lundi 10 juin 2019

Le poête ferrailleur

"ll est des univers qui invitent à plonger dans l' imaginaire,
à réveiller son âme d'enfant...
c'est le cas de celui qu'a imaginé et bâti depuis 25 ans
 Robert Coudray, à Lizio dans le Morbihan.
Un poète ferrailleur
 qui rêve de changer votre regard sur la vie.
Cette année 40 000 visiteurs se son plongés
dans son monde féérique,
 entre automates magiques et cabanes merveilleuses."
Un reportage France3 Régions
de Fde C. Rossignol, C. Bazille, M. Le Carrour,
N.Saliou-Tendron
avec Robert Coudray, poète-ferrailleur
(8-06-2019)

samedi 11 mai 2019

Nouvelles morales provisoires


 J'ai bien aimé le dernier livre de Raphaël Enthoven.

Car j'ai tout d'abord aimé son titre : 

"Nouvelles morales provisoires"

Lorsque le mot "morale" qui fait toujours un peu peur, se trouve encadré par les mots "nouvelle" et "provisoire" on se met à respirer, on se plaît à espérer.

J'ai également aimé son avant-propos : 

 Car jamais un avant-propos n'a aussi bien porté son nom :

 il décrit la genèse même des idées, des propos qui vont suivre. 

" Une idée fleurit comme un flocon développe six branches. Dès qu'on la trempe dans un peu de patience, elle s'épanouit avec la sûreté de l'instinct, à la vitesse de l'encre sur le derme d'un buvard.
(...) Nous ne sommes pas la source de nos idées, nous en sommes l'outil de cuisson. 

Nous mettons nos mots à la disposition des capricieuses qui naissent sans prévenir et parfois s'estompent alors qu'imprudemment on les regardait s'ébattre au lieu de les consigner. (...) Comment écrire assez légèrement pour ne pas enfermer l'idée dans les mots qu'on emploie ?"

Et il ajoute en convoquant Nietzsche :
 " Hélas, mes pensées, qu'êtes-vous devenues, maintenant que vous voilà écrites et peintes ! Il n'y a pas longtemps, vous étiez si diaprées, si jeunes, si malignes, pleines de piquant et de secrètes épices qui me faisaient éternuer et rire - et à présent ? Déjà vous avez perdu la fleur de votre nouveauté, et quelques unes d'entre vous, je le crains, sont en passe de devenir des vérités ... " 

Car il décrit l'enjeu même de ses propos :
"- L'enjeu est de comprendre avant de juger (...) 
- L'enjeu est de substituer inlassablement le principe de contradiction (et l'échange d'arguments) aux logiques d'opposition (qui n'échange que les invectives).
- L'enjeu, le jeu, est de saper les certitudes (...)"
- L'enjeu c'est la liberté : " La liberté n'est pas seulement de dire ce qu'on veut, de confondre ce qu'on croit et ce qu'on pense et de l'affirmer hautement. La liberté repose d'abord sur la capacité - par la nuance et la mutation d'un combat en débat - à maintenir la qualité d'adversaire à celui qui voudrait, à tout prix, devenir votre ennemi."

Car on pourrait presque se passer de la suite de 400 pages tant son avant-propos de 7 pages nous a éclairé sur la manière de décrypter avec lucidité et recul les évènements qui fleurissent notre quotidien.

vendredi 5 avril 2019

De la bienveillance


  "Le Petit Larousse illustré 2019 y voit  "une disposition favorable envers autrui".
"Aux yeux du psychiatre Christophe André, « c’est voir le bien chez les autres et aussi vouloir leur bien, c’est porter sur le monde un regard amical : ne jamais perdre de vue ce qu’il y a de bon, de fragile, de touchant chez les humains".

" Le mot a fait une première percée dans notre langue au 12e siècle, en 1175 précisément, dans sa définition actuelle, à savoir « le sentiment par lequel on veut du bien à quelqu’un » ...

Ce nom féminin a pris au 17e siècle « un sens plus condescendant » pour évoquer une « disposition favorable envers quelqu’un, spécialement une personne inférieure » avant de redevenir cette capacité à accueillir, sans jugement, les émotions de l’autre, à qui l’on porte une attention totalement désintéressée.

 Au bureau, mais aussi à l’école, on se préoccupe de plus en plus du bien-être de l’autre. Et tout le monde y gagne.

C’est une valeur ambitieuse qui monte, qui monte, qui monte au sein de la famille, l’école, l’hôpital. Et désormais, là où finalement on l’attendait le moins : l’entreprise.

Nouvelle arme antistress, réponse aux vagues de burn-out, la bienveillance, qui consiste à vouloir le bien de l’autre, s’invite dans ce qui est souvent perçu par le grand public comme un univers de brutes vouant un culte impitoyable au rendement."

Extraits du dossier Bienveillance dans Le Parisien" de ce jour.
Lire la suite sur le site du journal
==> Les 5 règles d'or de la bienveillance au bureau
http://www.leparisien.fr/societe/les-5-regles-d-or-de-la-bienveillance-au-bureau-05-04-2019-8046858.php

==> La bienveillance, ça paie
 http://www.leparisien.fr/societe/en-entreprise-la-bienveillance-ca-paie-05-04-2019-8046864.php

samedi 9 mars 2019

Quelle merveilleuse invention que l'homme !
Il peut souffler dans ses mains pour les réchauffer 
et souffler sur sa soupe pour la refroidir 

Georges Perec