mardi 24 décembre 2019

C'est la grève des sapins



C'est la grève des sapins,
Des aiguilles, des pommes de pin 
Ils veulent tous être palmiers, 
Cerisiers ou bananiers. 

Les sapins sont fatigués 
A la fin de chaque année 
Toutes ces guirlandes à porter 
Ça leur donne le dos courbé. 

Les sapins sont enrhumés 
De vivre près des cheminées 
Sans air pur sans horizon 
Enfermés dans des maisons. 


Les sapins en ont assez 
De faire de l'ombre l'été 
Sans être remerciés, 
Et l'hiver d'être coupés. 

Les sapins ont déclaré 
Que pour la nouvelle année, 
Ils se mettront en congé. 
La forêt sera fermée. 

Les sapins s'en vont au vert, 
Les sapins quittent l'hiver, 
Pour aller se faire bronzer, 
Au chaud sous les cocotiers ! 

Dominique Dimey

dimanche 27 octobre 2019

J'ai été déçu

"Il n'y a pas de phrase plus banale que celle-là, pas d‘exclamation qui ne rencontre aussitôt une oreille compatissante, un sourire de consolation.

Nous en avons tous fait l’expérience : quelque chose, quelqu’un, un jour, n’a pas été à la hauteur de nos espérances.

Nous avons été déçus, et parce que nous avons été déçus, nous considérons qu’il est de notre droit d’en vouloir, ne fût-ce qu’un bref moment, à ce qui a ainsi causé notre déception.

Le plus souvent, celle-ci se règle d’un simple haussement d’épaules ou d’un reniflement de mépris ; mais, parfois, c’est jusqu’à notre cœur qui peut en sortir brisé, ou notre être. remis en cause.

Il y a des déceptions qui excèdent les limites d’un
divertissement frustré, d’une œuvre pas aussi intéressante que ce qu’elle semblait ou d’une situation ne remplissant pas ses promesses.

Qu’est-ce qu’un amour déçu, par exemple, si ce n’est une des formes les plus douloureuses d’échec qu’il soit permis d’expérimenter dans l’existence ?

Pourtant, cette évidence de la déception pose davantage de questions qu’elle n’offre de réponses. Que signifie en effet  "être déçu" ?

Cela signifie qu’une personne, un évènement ou une chose dans laquelle nous avions investi un espoir s‘est avérée indigne de celui-ci.

Nous attendions. et notre attente a été frustrée. A proprement parler, nous avons attendu pour rien. Si cela est indéniable, il est toutefois permis de s’interroger sur ce simple fait : qu‘attendions-nous ?

Et même : pourquoi attendions-nous ? Y a-t-il le moindre sens à attendre quoi que ce soit de quoi que ce soit et à ensuite se plaindre quand l’attente en question ne se transforme pas en un satisfecit intégral inscrit en marge  du cahier des charges que nous avions posé ?

Il faut bien l’admettre, nous ne sommes jamais déçus de ce qui nous déçoit : nous ne sommes déçus que depuis le point de vue de notre propre espoir, de nos propres désirs, de nos propres scénarios fantasmés.

Être déçu, c’est en réalité se décevoir soi-même, se rendre compte de l’erreur fondamentale qu’il y avait à formuler une attente toujours trop haute, toujours trop précise, toujours trop à côté de ce qui nous arrive.

Si nous étions un tout petit peu cohérents, il faudrait rendre grâce à ce qui nous déçoit, car il s’agit à chaque fois d’une leçon de modestie nous enseignant à abandonner nos prétentions à régenter la réalité qui nous entoure.

Accueillir ce qui arrive au lieu de prétendre lui imposer nos attentes : voilà qui serait peut-être le début de la sagesse."

Laurent de Sutter      Madame Figaro – 19 octobre 2019





lundi 21 octobre 2019

La planisphère renversante


Montrer les peuples, plutôt que les frontières, 
c’est affirmer que notre diversité humaine est plus importante que les barrières politiques entre nous.
Respecter enfin les surfaces réelles, 
c’est construire l'équité, pour sortir de l’impérialisme et des dominations culturelles. 
Mettre le Sud vers le haut, plutôt que le Nord, 
c’est rendre visible que nos habitudes peuvent endormir notre esprit critique.


« Mais où sont les pays ? » 
Les couleurs ne représentent pas les limites des États comme souvent, mais les formations végétales. Montrant ainsi la diversité et la fragilité des écosystèmes du globe. Et les noms ne sont pas ceux des États, de création récente et parfois arbitraire, mais des centaines de peuples qui vivent sur Terre depuis si longtemps. 

« L’Afrique est si grande ? » 
Oui ! Depuis quatre siècles la projection utilisée (Mercator) agrandit exagérément les terres vers les pôles et écrase les terres vers l’Équateur, faisant croire que l’Amérique du Sud a la même taille que le Groenland alors qu’elle est huit fois plus vaste... On peut faire mieux : la projection de Gall-Peters respecte les surfaces. Sur cette carte égalitaire, le continent africain apparaît enfin dans ses vraies proportions, mettant fin au racisme cartographique ! 

« C’est à l’envers ! » 
Sur une sphère, il n’y a ni haut ni bas ! Il nous semble normal aujourd'hui que le nord soit représenté "en haut", et l’Europe au-dessus du continent africain, mais en réalité c'est une construction humaine, un choix politique : les pays du Nord, dominateurs, sont représentés au-dessus, et au centre de la carte… Les règles cartographiques nous autorisent pourtant à choisir une autre perspective, un autre regard. Alors, renversons nos préjugés !

Auteur : Gérard Onesta   -  Editeur : Alexis Lecointe

Pour en apprendre encore plus et se procurer la planisphère 

vendredi 4 octobre 2019

Tout est encore possible

Violence, injustices, pauvreté, guerres, pollution... Nous vivons dans un monde dont les défis, tourments, menaces et interrogations poussent à la résignation et à la passivité.

Dans un tel contexte, est-il encore possible - et réaliste - d'être optimiste ?
De cultiver une espérance propre à soutenir nos rêves et nos engagements ?

Tout est encore possible ! est un manifeste qui, en 18 entretiens de personnalités d'exception, se fait porte-parole d'une philosophie de l'espérance volontaire, lucide et généreuse : l'optimisme réaliste.

 Découvrez une autre idée du monde que nous habitons et du rôle que nous y jouons : enthousiasmante, et authentiquement optimiste.

Le manifeste d'une autre manière de voir le monde, grâce à 19 personnalités aux destins exceptionnels qui se livrent pour construire, tous ensemble, la voie d'une espérance active.

samedi 31 août 2019

Nous travaillons avec Hello association depuis trois ans  : nous apprécions  l'outil (1) qu'ils mettent à disposition des associations, leur approche, leur philosophie, leur courtoisie au téléphone ... leurs assemblées généreuses ...etc

C'est donc avec plaisir que nous relayons aujourd'hui quelques extraits de l'article rédigé par les co-fondateurs a l'occasion de leur dixième d'anniversaire.


" Plus qu’un cap, c’est l’âge de raison qui est atteint et avec lui la volonté toujours plus forte de poursuivre l’aventure avec vous, associations. Depuis 10 ans nous avons fait le choix d'un modèle économique alternatif et unique, basé sur les pourboires laissés par les internautes.

Pourquoi ?

Parce que nous sommes convaincus que les clubs et associations sont le ciment de notre société, pour ça et pour tant d'autres raisons, ils méritent d'être soutenus.

Les associations ont ceci d’extraordinaire qu’elles nous donnent la capacité de faire à plusieurs ce qu’il est impossible de résoudre seul.

 Elles ont cet idéal follement disruptif (2) à l’heure actuelle : la mise en commun de ressources tant intellectuelles que de moyens, dans un autre but que la recherche du profit....

Ces femmes et ces hommes, engagés dans la vie associative, sont les précurseurs de notre temps ....  Ils sont là pour agir ensemble. Non pas parce qu’ils y sont obligés, ou qu’ils sont payés pour le faire. Simplement parce qu’ils ont eu l’intuition géniale que c’était la seule solution."

Ismaël Le Mouël et Léa Thomassin, co-fondateurs de HelloAsso

Lire la totalité de l'article


pour recevoir des paiements sur Internet.
  
(2) disruptif : adjectif signifiant une rupture, un changement de regard, d'attitude, d'action.

lundi 29 juillet 2019

Le grand passage

Cher Robert *
 Tu viens de partir pour ce monde
que je crois meilleur

Je te dédie de poème de William Blake que j'aime tant
          "Je suis debout au bord de la plage
un voilier passe dans la brise du matin
et part vers l'océan
il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse de l'horizon.

Quelqu'un à mon côté dit : "il est parti"
parti vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !


Son mât est toujours aussi haut
la coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue
est en moi, pas en lui.

Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit "il est parti",
il y en d'autres qui le voyant poindre à l'horizon
et venir vers eux

s'exclament avec joie : "le voilà " ...


* Robert Masson , naturopathe
Biographie sur son site


* Photo du voiler trouvée sur le site : http://aquacarole.artblog.fr/r11872/Bord-de-mer/2/


mercredi 17 juillet 2019

Devise pour la route des vacances



Faites vôtre cette devise  :

"Mieux vaut arriver en retard dans ce monde
qu'en avance dans l'autre"

lundi 10 juin 2019

Le poête ferrailleur

"ll est des univers qui invitent à plonger dans l' imaginaire,
à réveiller son âme d'enfant...
c'est le cas de celui qu'a imaginé et bâti depuis 25 ans
 Robert Coudray, à Lizio dans le Morbihan.
Un poète ferrailleur
 qui rêve de changer votre regard sur la vie.
Cette année 40 000 visiteurs se son plongés
dans son monde féérique,
 entre automates magiques et cabanes merveilleuses."
Un reportage France3 Régions
de Fde C. Rossignol, C. Bazille, M. Le Carrour,
N.Saliou-Tendron
avec Robert Coudray, poète-ferrailleur
(8-06-2019)

samedi 11 mai 2019

Nouvelles morales provisoires


 J'ai bien aimé le dernier livre de Raphaël Enthoven.

Car j'ai tout d'abord aimé son titre : 

"Nouvelles morales provisoires"

Lorsque le mot "morale" qui fait toujours un peu peur, se trouve encadré par les mots "nouvelle" et "provisoire" on se met à respirer, on se plaît à espérer.

J'ai également aimé son avant-propos : 

 Car jamais un avant-propos n'a aussi bien porté son nom :

 il décrit la genèse même des idées, des propos qui vont suivre. 

" Une idée fleurit comme un flocon développe six branches. Dès qu'on la trempe dans un peu de patience, elle s'épanouit avec la sûreté de l'instinct, à la vitesse de l'encre sur le derme d'un buvard.
(...) Nous ne sommes pas la source de nos idées, nous en sommes l'outil de cuisson. 

Nous mettons nos mots à la disposition des capricieuses qui naissent sans prévenir et parfois s'estompent alors qu'imprudemment on les regardait s'ébattre au lieu de les consigner. (...) Comment écrire assez légèrement pour ne pas enfermer l'idée dans les mots qu'on emploie ?"

Et il ajoute en convoquant Nietzsche :
 " Hélas, mes pensées, qu'êtes-vous devenues, maintenant que vous voilà écrites et peintes ! Il n'y a pas longtemps, vous étiez si diaprées, si jeunes, si malignes, pleines de piquant et de secrètes épices qui me faisaient éternuer et rire - et à présent ? Déjà vous avez perdu la fleur de votre nouveauté, et quelques unes d'entre vous, je le crains, sont en passe de devenir des vérités ... " 

Car il décrit l'enjeu même de ses propos :
"- L'enjeu est de comprendre avant de juger (...) 
- L'enjeu est de substituer inlassablement le principe de contradiction (et l'échange d'arguments) aux logiques d'opposition (qui n'échange que les invectives).
- L'enjeu, le jeu, est de saper les certitudes (...)"
- L'enjeu c'est la liberté : " La liberté n'est pas seulement de dire ce qu'on veut, de confondre ce qu'on croit et ce qu'on pense et de l'affirmer hautement. La liberté repose d'abord sur la capacité - par la nuance et la mutation d'un combat en débat - à maintenir la qualité d'adversaire à celui qui voudrait, à tout prix, devenir votre ennemi."

Car on pourrait presque se passer de la suite de 400 pages tant son avant-propos de 7 pages nous a éclairé sur la manière de décrypter avec lucidité et recul les évènements qui fleurissent notre quotidien.

vendredi 5 avril 2019

De la bienveillance


  "Le Petit Larousse illustré 2019 y voit  "une disposition favorable envers autrui".
"Aux yeux du psychiatre Christophe André, « c’est voir le bien chez les autres et aussi vouloir leur bien, c’est porter sur le monde un regard amical : ne jamais perdre de vue ce qu’il y a de bon, de fragile, de touchant chez les humains".

" Le mot a fait une première percée dans notre langue au 12e siècle, en 1175 précisément, dans sa définition actuelle, à savoir « le sentiment par lequel on veut du bien à quelqu’un » ...

Ce nom féminin a pris au 17e siècle « un sens plus condescendant » pour évoquer une « disposition favorable envers quelqu’un, spécialement une personne inférieure » avant de redevenir cette capacité à accueillir, sans jugement, les émotions de l’autre, à qui l’on porte une attention totalement désintéressée.

 Au bureau, mais aussi à l’école, on se préoccupe de plus en plus du bien-être de l’autre. Et tout le monde y gagne.

C’est une valeur ambitieuse qui monte, qui monte, qui monte au sein de la famille, l’école, l’hôpital. Et désormais, là où finalement on l’attendait le moins : l’entreprise.

Nouvelle arme antistress, réponse aux vagues de burn-out, la bienveillance, qui consiste à vouloir le bien de l’autre, s’invite dans ce qui est souvent perçu par le grand public comme un univers de brutes vouant un culte impitoyable au rendement."

Extraits du dossier Bienveillance dans Le Parisien" de ce jour.
Lire la suite sur le site du journal
==> Les 5 règles d'or de la bienveillance au bureau
http://www.leparisien.fr/societe/les-5-regles-d-or-de-la-bienveillance-au-bureau-05-04-2019-8046858.php

==> La bienveillance, ça paie
 http://www.leparisien.fr/societe/en-entreprise-la-bienveillance-ca-paie-05-04-2019-8046864.php

samedi 9 mars 2019

Quelle merveilleuse invention que l'homme !
Il peut souffler dans ses mains pour les réchauffer 
et souffler sur sa soupe pour la refroidir 

Georges Perec

lundi 18 février 2019

Souvenirs en fuite

Elle ne prévoit jamais à l'avance par peur d'oublier et ne se rappelle pas de ce qu'elle a fait la veille.
Florence, 48 ans, est atteinte d'Alzheimer. Une maladie qui grignote peu à peu sa mémoire et qui fait de sa vie un puzzle à reconstituer au quotidien.
 Extrait vidéo  issu du replay de Sept à Huit, émission d’information et de reportages hebdomadaire diffusée sur TF1 et présentée par Harry Roselmack.
==> Cliquer sur le triangle lecture
 (publicité durant 1mn avant la vidéo)

Très beau témoignage sur la maladie d'Alzheimer,
en attendant la conférence de Colette Roumanoff
du 28 février à Rennes.
http://n.convergences.free.fr/Conf.colette.roumanoff.rennes.2019.html


vendredi 1 février 2019

mercredi 16 janvier 2019

On va arranger ça !


Image trouvée sur le blog (toujours intéressant à lire) de Christophe André