J'aime beaucoup ce tableau de Rembrandt. Je suis retourné le voir au Louvre, dimanche dernier ; la prochaine fois que vous y serez, cherchez-le bien, il est tout petit, oublié dans un coin, ce qui ajoute à la saveur du face-à-face avec lui.
Je l'ai choisi pour illustrer le chapitre d'introduction de mon dernier livre, car il incarne pour moi l'essence de la méditation de Pleine Conscience : cet instant où le vieil homme cesse de travailler - de réfléchir ou d'écrire - et laisse son esprit se poser dans l'instant présent.
Dans la lumière incroyable d'un grand soleil d'hiver qui illumine la haute fenêtre, dans les crépitements du feu attisé par la servante, dans les sensations de son corps fatigué.
Il s'arrête, respire et prend le temps de ressentir.
Pure présence : c'est comme ça que tout commence, en matière de Pleine Conscience...
Article extrait du blog de Christophe André dont je recommande la lecture - il est rare qu'un psy parle de lui avec tant de simplicité et de sincérité.
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dimanche 6 novembre 2011
dimanche 6 décembre 2009
Tous les psys ne restent pas collés à leur fauteuil !
"En thérapie comportementale - mais c’est aussi comme ça dans la vie - il faut essayer de faire personnellement ce que l’on recommande aux autres de faire.Donner des conseils qu’on n’appliquerait pas soi-même, quelle drôle d’idée !
L’autre jour, je discutais avec un de mes patients, en période doucement dépressive. Il me racontait qu’il avait tendance à beaucoup rester chez lui, à tourner en rond, à peu s’activer, à peu sortir, à peu bouger. Comme il exerce déjà son travail à domicile, ça fait vraiment peu de mouvement dans sa vie ! Et ce qui nourrit la dépression, entre autres choses, c’est l’immobilité.
Alors nous commençons à réfléchir à tout ce qu’il pourrait essayer de recommencer à faire, pour se bouger.
Et tout à coup, je réalise que la situation a quelque chose d’un peu absurde : nous parlons de nous bouger, tout en gardant les fesses bien calées dans nos fauteuils ! Du coup, je lui annonce : « allez hop ! on prend nos manteaux, et on va continuer cette réflexion dehors, on sort se balader ! » Il est un peu surpris, mais il accepte en souriant.
Dehors, il fait moche : gris, froid, un peu de crachin, un vrai temps de novembre, tout triste. Pas grave : nous marchons, d’abord dans Sainte-Anne, puis dans le parc Montsouris voisin. Nous marchons et nous parlons. Et à la fin, nous rentrons, tout tranquilles et contents d’avoir marché et parlé.
Mon patient me dit que ça lui a fait du bien. Que ça lui rappelle les ballades qu’il fait parfois le dimanche lorsque des amis viennent les visiter. Qu’il aime beaucoup ces marches. Moi aussi, je suis content d’avoir marché avec lui sous ce ciel gris, qui du coup a cessé d’être hostile ou contrariant, mais qui a trouvé sa place dans notre journée, qui a accompagné notre balade, comme un brave chien.
Je demande à mon patient de marcher, comme nous l’avons fait, une heure chaque jour. Je lui rappelle qu’un des moyens de ne pas ruminer, plutôt que vouloir mentalement s’empêcher de ruminer, c’est de sortir et d’aller marcher. Il me tarde de le revoir, pour savoir si… ça aura marché !"
Extrait du blog de Christophe André (message du 4 décembre 2009) dont je recommande à tous la visite.
Je recommande également la lecture de deux de ses livres qui, parmi d'autres, m'ont particulièrement touché :

Imparfaits, libres et heureux
Les états d'âme
lundi 16 mars 2009
Cerveau droit - cerveau gauche
Après la conférence de Béatrice Millêtre du 26 février sur le thème cerveau droit - cerveau gauche ( Voir son interview sur canalObsTv )
voici un lien vers un témoignage vécu de l'intérieur par une femme médecin, neurobiologiste qui a eu un AVC .
Un lien aussi vers son livre "voyage au-delà de mon cerveau"
Nous serions heureux d'avoir vos commentaires, soit par le module "commentaire" de ce blog ... ou si c'est trop compliqué pour certains, via le mail de l'association à n.convergences@free.fr
voici un lien vers un témoignage vécu de l'intérieur par une femme médecin, neurobiologiste qui a eu un AVC .
Un lien aussi vers son livre "voyage au-delà de mon cerveau"
Nous serions heureux d'avoir vos commentaires, soit par le module "commentaire" de ce blog ... ou si c'est trop compliqué pour certains, via le mail de l'association à n.convergences@free.fr
mardi 10 mars 2009
Etre soi-même
Je ne peux conformer ma vie à des modèles
ni ne pourrai constituer un modèle pour qui que ce soit
mais il est tout à fait certain en revanche que je dirigerais ma vie selon ce que je suis
Advienne que pourra !
En agissant ainsi je ne défends aucun principe
mais quelque chose de bien plus merveilleux,
quelque chose qui est en nous, qui brule du feu de la vie,
qui exulte et cherche à s'échapper.
Lou Andréa Salomé (psychanalyste)
cité par Marie de Hennezel
dans son nouveau livre
La Sagesse d'une Psychologue
ni ne pourrai constituer un modèle pour qui que ce soit
mais il est tout à fait certain en revanche que je dirigerais ma vie selon ce que je suis
Advienne que pourra !
En agissant ainsi je ne défends aucun principe
mais quelque chose de bien plus merveilleux,
quelque chose qui est en nous, qui brule du feu de la vie,
qui exulte et cherche à s'échapper.
Lou Andréa Salomé (psychanalyste)
cité par Marie de Hennezel
dans son nouveau livre
La Sagesse d'une Psychologue
vendredi 24 octobre 2008
Petit guide à l'usage des gens intelligents qui ne se croient pas très doués

Super petit livre de Béatrice Millêtre (Editions Payot - avril 2008)
Résumé 4ème page de couverture
Vous avez le vague sentiment que quelque chose ne va pas, mais vous ne savez pas ce qui vous gêne. Parfois vous pensez que vous pouvez tout faire, mais vous ne faites rien. Souvent, vous n'avez pas d'avis sur les choses. Vous avez besoin des autres, mais vous aimez être seul. Vous avez l'impression de vous disperser sans arrêt dans votre travail. Bref, quand vous vous regardez dans la glace, vous ne vous trouvez pas très doué. Et vous avez tort.Car, en réalité, vous êtes créatif, vous avez beaucoup d'intuition, vous êtes capable de faire plusieurs choses à la fois, vous raisonnez plus vite et souvent mieux que les autres, vous êtes efficace. Il vous suffit d'être motivé sur un sujet donné et vous déplacez des montagnes.Oui, vous avez un gros potentiel ! Ce livre va vous le montrer, vous expliquer ce qui ne va pas chez vous, comment vous fonctionnez, et, surtout, tout ce qu'il faut faire pour libérer ce potentiel.
Voir l'interview de l'auteur sur canalObsTv
jeudi 23 octobre 2008
11ème Journée Mondiale du Bégaiement
Conférence très intéressante hier soir 22 octobre au Lycée Sévigné sur le sujet du bégaiement organisée par la section rennaise de l'Association Parole Bégaiement"(1)Conférence claire, bien structurée, riche d'informations essentielles.. et même humoristique, pour comprendre cet handicap qui frappe 1% de la population.
"On compte 600 000 personnes bègues en France.
Il touche dans l'enfance 5% des enfants : une fille pour un garçon.
Le bégaiement est avant tout un trouble de la communication.
Il apparait parfois très précocement, dès 2 ans 1/2 et le plus souvent vers 3/4 ans à l'entrée du CP ou parfois vers 10/11 ans.
L'apparition peut-être brutale ou progressive.
Dans 3 cas sur 4, il disparaît sans laisser de trace vers 5/6 ans ... mais Attention
* si l'on intervient pas précocement, le quatrième enfant restera bègue et aucun moyen ne permet de savoir lequel.
* or un changement d'attitude de l'entourage vis à vis du trouble de la parole de l'enfant, et de l'enfant lui-même, suffit dans la plupart des cas à faire disparaître le bégaiement."
(1) En savoir plus sur site de l'A.P.B.
A Rennes, contacter Roselyne SEIGNOUX au 06 62 20 97 25
..... complément de texte sur cette conférence en cours de rédaction.
=>> A lire également : texte précédent en rubrique "Psychologie"
mercredi 22 octobre 2008
Bé… gaiement
A l'occasion de la 11ème journée mondiale du bégaiement, ce jour 22 octobre 2008, et pour y mettre une pointe d'humour, voici un petit texte publié dans la revue "A.P.B." (Association Parole Bégaiement)
Les bègues, c'est bien connu aiment les mots autant qu'ils les détestent (du moins certains).
Si les mots n'étaient pas pour eux des obstacles à surmonter, ils seraient bien souvent les plus bavards des bavards.
En outre, parmi eux, beaucoup aiment les jeux de mots, une manière de leur faire un pied de nez.
Alors je leur conseille (mais aussi à tous) de lire chaque jour une page du merveilleux livre de Claude Gagnière intitulé : "POUR TOUT L'OR DES MOTS"(1), sorte de dictionnaire aux multiples entrées, où se côtoient sans se heurter anecdotes, aphorismes, paradoxes, épitaphes, proverbes etc…
Le chapitre "BEGUES" est particulièrement savoureux tant on y trouve de vraies perles concernant les grands hommes de l'histoire ayant souffert de ce trouble et dans bien des cas dépassé.
Parmi ceux-ci, il y a bien sûr les plus connus : Moïse, Démosthène, Louis Jouvet, Lewis Carroll ... mais on y trouve aussi J.J. Rousseau dont l'œuvre par bien des aspects témoigne de ses difficultés de communication, ainsi qu'Antoine Blondin, sans oublier le célèbre chansonnier des années 50 (1850) Maurice Mac Nab qui outre certains de ses sketches passés à la postérité fit une thèse sur le thème ô combien symbolique de … "la gueule de bois".
Figurent aussi dans cet ouvrage remarquable de culture, d'intelligence et d'humour quelques autres comédiens célèbres, bègues eux-mêmes, comme Roger Blin, Darry Cowl ou ayant imités le "bé-gaiement" comme Fernandel, Pierre Repp ou Coluche.
L'auteur, "collectionneur de sourires", comme il se nomme, nous rappelle également la fameuse chanson bègue "Ketty" que Maurice Chevalier avait mise, à un moment donné à son répertoire, ainsi que le très curieux poème pour bègue de J. Lescure.
Bref un florilège de beau monde, de beaux mots et de bons mots pour le plaisir de ceux qui ont, ou non pas de contentieux avec eux.
Et pour finir, je ne résiste pas à vous citer le passage consacré à Moïse :"Cette infirmité n'avait pas empêché le Très-Haut de le choisir comme intermédiaire entre Lui et son peuple. Il ne se tira pas si mal de sa mission, puisqu'il sut, après quarante années de marche à travers le désert, amener les Hébreux jusqu'à la Terre promise. S'il n'avait pas été bègue, peut-être vingt années eussent-elles suffi" ?
Gérard Bellebon
(1) Éditions Robert Laffont
Les bègues, c'est bien connu aiment les mots autant qu'ils les détestent (du moins certains).
Si les mots n'étaient pas pour eux des obstacles à surmonter, ils seraient bien souvent les plus bavards des bavards.
En outre, parmi eux, beaucoup aiment les jeux de mots, une manière de leur faire un pied de nez.
Alors je leur conseille (mais aussi à tous) de lire chaque jour une page du merveilleux livre de Claude Gagnière intitulé : "POUR TOUT L'OR DES MOTS"(1), sorte de dictionnaire aux multiples entrées, où se côtoient sans se heurter anecdotes, aphorismes, paradoxes, épitaphes, proverbes etc…
Le chapitre "BEGUES" est particulièrement savoureux tant on y trouve de vraies perles concernant les grands hommes de l'histoire ayant souffert de ce trouble et dans bien des cas dépassé.
Parmi ceux-ci, il y a bien sûr les plus connus : Moïse, Démosthène, Louis Jouvet, Lewis Carroll ... mais on y trouve aussi J.J. Rousseau dont l'œuvre par bien des aspects témoigne de ses difficultés de communication, ainsi qu'Antoine Blondin, sans oublier le célèbre chansonnier des années 50 (1850) Maurice Mac Nab qui outre certains de ses sketches passés à la postérité fit une thèse sur le thème ô combien symbolique de … "la gueule de bois".
Figurent aussi dans cet ouvrage remarquable de culture, d'intelligence et d'humour quelques autres comédiens célèbres, bègues eux-mêmes, comme Roger Blin, Darry Cowl ou ayant imités le "bé-gaiement" comme Fernandel, Pierre Repp ou Coluche.
L'auteur, "collectionneur de sourires", comme il se nomme, nous rappelle également la fameuse chanson bègue "Ketty" que Maurice Chevalier avait mise, à un moment donné à son répertoire, ainsi que le très curieux poème pour bègue de J. Lescure.
Bref un florilège de beau monde, de beaux mots et de bons mots pour le plaisir de ceux qui ont, ou non pas de contentieux avec eux.
Et pour finir, je ne résiste pas à vous citer le passage consacré à Moïse :"Cette infirmité n'avait pas empêché le Très-Haut de le choisir comme intermédiaire entre Lui et son peuple. Il ne se tira pas si mal de sa mission, puisqu'il sut, après quarante années de marche à travers le désert, amener les Hébreux jusqu'à la Terre promise. S'il n'avait pas été bègue, peut-être vingt années eussent-elles suffi" ?
Gérard Bellebon
(1) Éditions Robert Laffont
